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The ethnic cosmetics

L'industrie de la beauté ethnique n'est pas récente, mais il y a cinq ans, nous avons connu un véritable boom. Avant, le marché ethnique ne concernait que quelques secteurs. Maintenant, que ce soit au niveau de la distribution, des enseignes qui se spécialisent, ou encore des géants du marché qui créent des marques spécifiques, tout le monde s'est mis à l'ethnique.



Les besoins émis par les différentes communautés ont enfin été entendus. Les communautés afro-européennes, maghrébines ont de plus en plus demandé des produits qui leur correspondaient et qui soient accessibles partout. Il existait quelques produits mais disponibles uniquement dans des zones très précises, ils étaient généralement «ghettoïsés».

Certaines femmes, dont le pouvoir d'achat a augmenté, n'ont plus voulu faire leurs achats dans ces endroits-là. Les marques ont senti cette évolution du comportement d'achat d'une partie de la communauté afroeuropéenne, se sont mises à penser la distribution différemment et dans d'autres lieux, et ont suivi le mouvement : c'est l'origine du boom ! On a pu aussi observer ce qui se faisait aux États-Unis depuis une vingtaine d'années avec des marques dédiées aux peaux noires, il fallait bien rattraper ce retard à un moment où l'autre. Sans compter que la communauté afro-caribéenne est de plus en plus importante. Dans les DOM, les besoins étaient majoritairement couverts mais par exemple, une jeune fille des DOM qui vient en métropole pour ses études va être ennuyée de ne plus trouver ses produits. Tout est lié, les marques dans les DOM se sont installées en métropole en sentant qu'il y avait une mutation de leur clientèle.


C'est un marché de niche, composé de communautés maghrébines, asiatiques qui se porte bien car les clientes, notamment les Afro-européennes, sont des sur-consommatrices de produits de beauté, elles en consomment en effet cinq à sept fois plus que les femmes caucasiennes ! Les Afro-européennes intègrent les personnes originaires des DOM et d'Afrique Noire parce qu'elles ont des caractéristiques physiques communes, elles utilisent les mêmes produits pour leur peau et leurs cheveux.

Cette sur-consommation s'explique par le fait que ces femmes ont davantage besoin de soins pour leur peau et leurs cheveux à cause de l'environnement climatique. D'autre part, les produits ethniques sont assez onéreux. Du coup, elles dépensent plus qu'une Caucasienne, qui aura moins de besoins et utilisera des produits à prix plus bas qui n'existent pas pour les communautés ethniques. Même si une marque comme Activilong propose des prix très attractifs, cela reste plus que rare.


Dans ces communautés ethniques, 52 % de la communauté afro-européenne va avoir tendance à dépenser plus que les autres tranches d'âge parce qu'elle est beaucoup plus sur les réseaux sociaux, elle lit les blogs, il y a des effets de mode, de tendance, et c'est elle qui va le plus consommer. En France, le marché de l'ethno-cosmétique représente 50 millions d'euros, tous marchés confondus, d'après AKA, une agence d'étude spécialisée. Les femmes de type afro-européen représentent 4,5 millions de personnes en France et dans les DOM, en comptant aussi celles venant d'Afrique noire.

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